Présentation de la FIPE
La Fédération des Institutions de Prévention Educative est née en janvier 1989 du rassemblement d’organismes d’aide en milieu ouvert.
L’association regroupe des employeurs de Services agrées et subventionnés par la Communauté Française (arrêté de l’Exécutif du 21 décembre et décret du 4 mars 1991). Elle veut promouvoir la l’activité de prévention éducative, représenter et défendre ses membres, favoriser la recherche, l’information et la formation .
Elle est présente aux différents niveaux de concertation et d’avis organiser dans le secteur de l’aide aux jeunes. Elle organise une Commission technique qui analyse et précise les principes d’intervention dans l’action préventive individuelle, communautaire et collective.
Elle regroupe aujourd’hui 35 services travaillant en Milieu Ouvert.
Champs d’intervention
Dans un pays européen riche en offre de service sociaux, la protection sociale s’organise en lignes successives d’aide et de sécurité sociale. Le secteur de l’Aide en Milieu Ouvert , par ses caractéristiques de souplesse et d’adaptation, constitue une sorte de « filet à géométrie variable » chargé d’accueillir les demandes provenant de situations qui échappent au dispositif prévu. Il s’efforce d’élaborer des réponses cohérentes, y compris en facilitant l’accès aux autres services.
Outre cette fonction régulatrice, l’ AMO s’investit dans la prévention générale. Elle identifie des besoins en la matière. Elle prend en compte des sollicitations de tiers, notamment associations, pouvoirs publics, décideurs locaux. Elle vise alors à agir au niveau des processus d’exclusion et à prévenir les dysfonctionnements du système. Elle parie prioritairement, dans le cadre d’un travail de réseau, sur les solidarités et le développement des potentialités des personnes et des collectivités.
Le public bénéficiaire
Les AMO répondent à la demande des jeunes. La notion de « jeune » est définie par le Décret relatif à l’Aide à la Jeunesse ; « personne âgée de moins de 18 ans, ou celle de moins de 20 ans pour laquelle l’aide est sollicitée avant 18 ans. »
Toutefois les services répondent aussi à la demande d’adultes portant sur des difficultés rencontrées avec leurs enfants ou les jeunes dont ils sont responsables.
Ainsi, c’est la nature « jeune » du problème, plus que l’âge du demandeur, qui détermine l’intervention.
L’aide individuelle doit pouvoir se prolonger dans une dimension collective : intervention au bénéfice de groupes de jeunes et actions communautaires. Inversement, les actions collectives et communautaires permettent également l’émergence de demandes individuelles.
Principes d’action
L’aide apportées aux jeunes est dispensée dans et avec leur milieu de vie : famille, quartier, village, acteurs locaux.
L’intervention sociale est basée sur la demande des bénéficiaires, en dehors de toute contrainte judiciaire et administrative.
Les bénéficiaires restent acteurs tout au long du processus contractuel qui vise à renforcer leur capacité d’autonomie et de choix.
Les règles relatives au secret professionnel font l’objet d’une attentions particulière : le bénéficiaire qui mandate l’intervenant est aussi celui qui autorise tout échange d’informations le concernant. L’aide est organisée par des professionnels.
Utilisant les techniques d’un service socio-éducatif polyvalent, l’intervention se présente sous différentes formes. En effet, prévenir ou enrayer l’exclusion socio-économique et culturelle exige une approche globale des problèmes qui l’induisent.
Ainsi, les pratiques individualisées et collectives privilégient tantôt la médiation, la négociation et l’échange, tantôt la coordination et le partenariat, tantôt la révélation de dysfonctionnements et l’interpellation politique.
Des techniques particulière ne relevant pas habituellement du travail social (l’animation, le rattrapage scolaire etc…) peuvent être mises en œuvre si elles sont des moyens facilitant l’accessibilité aux services et jamais une finalité.
Si un service AMO développe une technique ou crée une structure spécifique faisant localement défaut, il doit orienter rapidement cette structure vers son autonomie institutionnelle la plus appropriée. L’AMO respecte les convictions philosophiques, politiques et religieuses des usagers, qui doivent pouvoir bénéficier d’une impartialité équivalente à celle offerte par un service public organique.